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Le DG ai de la PNH Vladimir Paraison appelle les bandits à se rendre : le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé réaffirme son soutien à la PNH

Le Directeur général a.i. de la Police nationale d’Haïti (PNH), André Vladimir Paraison, a lancé ce mardi un message direct aux groupes armés : se rendre ou subir la riposte des forces de l’ordre. Lors d’une causerie avec plusieurs médias, le commandant en chef de la PNH a assuré que la police dispose désormais des moyens opérationnels pour traquer les bandits jusque dans leurs retranchements, et reprendre progressivement le contrôle des zones autrefois dominées par la criminalité.

D’un ton ferme, André Vladimir Paraison a invité les individus armés qui souhaitent éviter une issue fatale à se livrer volontairement. « Si vous décidez de vous rendre, appelez-nous ou rendez-vous dans une église, un temple vodou ou dans un média : on viendra vous chercher et on vous déférera devant les autorités compétentes pour répondre de vos actes », a-t-il déclaré, entouré de membres du haut commandement de l’institution.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte où la PNH affirme être passée à une phase offensive, marquée par des opérations ciblées et une intensification des interventions dans plusieurs zones sensibles de la région métropolitaine. Selon le chef de la police, l’objectif reste inchangé : rétablir la sécurité des vies et des biens, et permettre le retour progressif à une circulation normale sur l’ensemble du territoire.

Bel-Air : les choses ont changé de phase, selon la police

Sur le terrain, les autorités policières mettent en avant des résultats jugés significatifs, notamment dans des quartiers réputés impraticables depuis des années. À Bel-Air, plusieurs zones autrefois verrouillées par des barricades et des groupes armés auraient été dégagées, permettant aux forces de l’ordre de reprendre position.

Dans une séquence largement relayée, des citoyens rapportent que des points tels que Delmas 2, Bò Lakwa, Ri Tima, Ri Sen Maten, et plusieurs axes autrefois bloqués par des barricades, auraient été visités et sécurisés. Des maisons identifiées comme appartenant à des chefs de gangs, cités notamment sous les noms de Jamesley, Ti Gason, Kòlson, Pim Pim et Chalè, auraient également été perquisitionnées dans le cadre de ces opérations.

Pour de nombreux habitants, cette dynamique alimente un espoir prudent : celui de pouvoir reprendre une vie normale, se déplacer librement, et accéder à des espaces publics longtemps interdits par la peur.

La base de “Barbecue” détruite, symbole d’un tournant

Le Directeur général de la PNH a également évoqué des opérations ayant conduit à la neutralisation de plusieurs bandits et au démantèlement de bases criminelles. Le cas le plus marquant reste celui du chef de gang, “Barbecue”, dont la base avait été complètement détruite, selon les informations communiquées.

Pour la police, ce coup porté à un bastion considéré comme un symbole de terreur démontre une volonté claire : briser l’emprise territoriale des gangs et rétablir l’autorité de l’État.

Le Premier ministre en première ligne dans la stratégie sécuritaire

Au-delà de la dimension strictement policière, cette montée en puissance des opérations s’inscrit dans une orientation politique assumée par le gouvernement. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qui préside également le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), est présenté comme l’un des principaux stratége de la nouvelle dynamique sécuritaire.

Depuis plusieurs semaines, la Primature multiplie les signaux de fermeté, en affichant une volonté de coordination renforcée entre les institutions de sécurité et les autorités de l’État. Pour l’exécutif, il s’agit non seulement de contenir la violence, mais aussi de rétablir la dignité des citoyens, garantir la reprise des activités économiques, et permettre le retour des services essentiels dans les zones longtemps paralysées.

La conférence de presse du Directeur général de la PNH apparaît ainsi comme un message double : aux bandits, pour leur signifier que l’étau se resserre, et à la population, pour lui assurer que l’État entend reprendre l’initiative.

Une communication de guerre, une attente de résultats durables

En répondant aux questions de la presse et en exposant le mode opératoire des forces déployées sur le terrain, André Vladimir Paraison a voulu démontrer une police en action, structurée, et déterminée à affronter les réseaux armés, notamment ceux liés à la coalition criminelle Viv Ansanm.

Reste que pour de nombreux observateurs, la crédibilité de cette nouvelle phase dépendra de la capacité des autorités à maintenir la pression, sécuriser durablement les zones reprises, et empêcher toute réinstallation des groupes armés.

En attendant, le message est clair : la peur change de camp, et l’État affirme vouloir reprendre tout le contrôle, étape par étape.

Desk Report

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