Port-au-Prince — Après la déclaration officielle de l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince mettant en garde contre toute tentative de modification de la composition du gouvernement à ce stade avancé de la transition, un nouveau signal fort est venu de Washington. Christopher Landau, vice-secrétaire d’État des États-Unis, a réagi publiquement sur X (anciennement Twitter) pour réaffirmer la position américaine sur la crise politique haïtienne.
Christopher Thomas Landau est un diplomate américain qui occupe, depuis 2025, le poste de vice-secrétaire d’État des États-Unis. Il a auparavant été ambassadeur des États-Unis au Mexique.
Dans son tweet, Christopher Landau rappelle que l’objectif des États-Unis en Haïti demeure l’établissement d’un niveau minimal de sécurité et de stabilité. Il affirme que Washington considérerait toute tentative du Conseil présidentiel de transition (CPT), non élu, visant à changer la composition du gouvernement, comme une démarche destinée à saper cet objectif. Il souligne que le mandat du CPT doit arriver à expiration le 7 février, ce qui rend, selon lui, toute initiative de dernière minute encore plus préoccupante.
Le ton employé est particulièrement direct. Le vice-secrétaire d’État des États-Unis prévient que toute personne soutenant une telle décision « disruptive », qu’il associe explicitement à une démarche favorable aux gangs, agirait à l’encontre des intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien. Il conclut en indiquant que les États-Unis « agiront en conséquence », une formule qui laisse entendre l’éventualité de mesures diplomatiques ou de sanctions ciblées contre les instigateurs de toute tentative de déstabilisation.
Cette nouvelle sortie publique renforce l’impression d’une ligne américaine désormais claire et assumée : pas de recomposition politique au sommet de l’État qui viendrait fragiliser la transition, au moment où les efforts doivent se concentrer sur la lutte contre l’insécurité et le rétablissement de l’autorité publique, a tweeté Christopher Landau, ancien ambassadeur des États-Unis au Mexique et actuel vice-secrétaire d’État.
Dans un contexte national marqué par des tensions institutionnelles et une crise sécuritaire persistante, cette prise de position apparaît comme un avertissement supplémentaire adressé aux acteurs politiques haïtiens : la priorité reste la stabilité, la continuité de l’État et la consolidation des opérations en cours contre les gangs.


