Port-au-Prince, 15 avril 2026.— Dans un contexte marqué par une pression sécuritaire persistante, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a franchi une nouvelle étape dans la consolidation de la réponse étatique en recevant, ce mercredi, Gilles Michaud, haut responsable des Nations Unies en charge de la sûreté et de la sécurité.
Cette rencontre, à forte portée stratégique, s’inscrit dans une dynamique de reprise en main assumée de l’appareil sécuritaire national. Face à la montée des violences orchestrées par des groupes armés, le Chef du gouvernement a affiché une posture claire : celle d’un État qui refuse désormais toute forme de recul et qui entend rétablir son autorité sur chaque portion du territoire.
Au cœur des discussions, la montée en puissance de la Force de Répression des Gangs (FRG), considérée comme un levier opérationnel central dans la lutte contre l’insécurité. Les autorités entendent intensifier les opérations ciblées, avec une présence accrue sur les axes stratégiques, longtemps paralysés par les activités criminelles. La reconquête de ces corridors apparaît aujourd’hui comme un impératif non négociable pour relancer l’économie nationale et rétablir la libre circulation des biens et des personnes.
Dans un ton résolument déterminé, le Premier ministre a insisté sur la mobilisation totale des ressources de l’État, traduisant une volonté politique forte de rompre avec l’impunité. Cette approche s’inscrit dans une vision plus large où sécurité, relance économique et processus électoral sont étroitement imbriqués. Car sans sécurité, a-t-il rappelé, aucune stabilité institutionnelle durable ne peut émerger.
L’échange avec le responsable onusien a également permis de consolider le partenariat avec Organisation des Nations Unies, dont l’appui technique et stratégique reste un pilier dans l’accompagnement des efforts nationaux. Le gouvernement haïtien a ainsi plaidé pour un engagement international renforcé, mieux coordonné et davantage aligné sur les priorités définies par les autorités nationales.
Au-delà des déclarations, cette rencontre traduit une inflexion notable : celle d’un exécutif qui entend reprendre l’initiative, structurer la réponse sécuritaire et restaurer progressivement la confiance de la population. Dans un pays longtemps fragilisé par l’instabilité, ce signal politique se veut clair — l’État est de retour, déterminé à imposer l’ordre, à protéger ses citoyens et à ouvrir la voie à des élections crédibles.
En filigrane, c’est toute une stratégie de stabilisation qui se dessine, articulée autour d’une gouvernance plus ferme, d’une coopération internationale assumée et d’une volonté affichée de transformer l’insécurité en point de bascule vers une reconstruction durable.


