Sécurité

Sécurité nationale : le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé mobilise le CSPN/la PNH lance une vaste offensive à Kenscoff et au centre-ville

La situation sécuritaire reste explosive sur plusieurs fronts dans la région métropolitaine. Alors que la Police nationale d’Haïti (PNH) a lancé dès l’aube une opération de grande envergure à Kenscoff, de violents affrontements entre gangs rivaux ont paralysé d’autres zones de la capitale, notamment entre Village-de-Dieu et Gran-Ravine.

Opération musclée de la PNH à Kenscoff

Dès les premières heures de la matinée, la PNH a déployé plusieurs unités spécialisées, appuyées par la Task Force, dans les localités de Viar, Godet et Belot. Selon une source policière, cette opération vise à reprendre le contrôle de quartiers tombés entre les mains des groupes armés de la coalition Viv Ansanm.

Préparée depuis plusieurs jours, l’intervention mobilise des équipes chargées de quadriller méthodiquement la zone montagneuse de Kenscoff, réputée difficile et propice aux replis stratégiques des bandits. Des détonations ont été entendues tôt ce samedi, confirmant l’intensité des échanges entre forces de l’ordre et groupes criminels.

Les autorités préviennent que l’opération pourrait durer plusieurs heures, voire toute la journée, le temps de sécuriser l’ensemble des zones ciblées.

Affrontements meurtriers entre gangs à Port-au-Prince

En parallèle à cette offensive policière, un climat de guerre s’est installé dans la capitale. Entre Village-de-Dieu et Gran-Ravine, d’anciens alliés devenus adversaires se livrent depuis ce matin à des échanges de tirs d’une rare violence. Plusieurs morts sont déjà signalés dans les deux camps, selon des sources locales.

Ces combats ont provoqué un exode massif d’habitants. Des scènes bouleversantes se sont multipliées : familles en panique, mères tenant leurs enfants dans les bras, longues files de riverains cherchant protection loin des zones d’affrontements.

Cette flambée de violence témoigne de l’intensification des luttes de pouvoir entre gangs dans la capitale, où la population reste trop souvent livrée à elle-même en attendant l’intervention des autorités.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé reste en première ligne malgré les pressions politiques

Malgré les manœuvres politiques visant à fragiliser son leadership, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé continue d’assumer pleinement ses responsabilités en tant que président du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN).

Selon des sources gouvernementales, le Chef du Gouvernement suit de près les deux foyers de crise. Il a maintenu une série de réunions d’urgence avec les commandements de la Police nationale afin de coordonner la riposte, renforcer les unités engagées et éviter une propagation des violences vers d’autres quartiers sensibles.

Alors que certains acteurs tentent d’utiliser la situation sécuritaire pour exercer une pression politique, le Premier ministre reste concentré sur sa mission centrale : protéger la population, stabiliser le territoire et soutenir la PNH dans ses opérations.

Pour l’heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué, mais les autorités affirment que les opérations demeurent sous surveillance constante du CSPN, qui entend maintenir la pression sur les groupes criminels dans l’ensemble de la région métropolitaine.

Desk Report

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