Politique

Haïti à la tribune de l’ONU : Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé appelle à l’action, à la dignité et au sursaut national

Le 23 avril 2026, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, le Premier ministre haïtien, Son Excellence Monsieur Alix Didier Fils-Aimé, a livré un discours d’une rare intensité, empreint de fermeté, de lucidité et de détermination. Sans détour, le chef du gouvernement a dressé un tableau sans concession de la situation du pays, tout en lançant un appel vibrant à la responsabilité collective. Loin de la posture du simple demandeur d’assistance, il s’est présenté comme le porte-voix d’un peuple debout, résolu à reconquérir sa souveraineté, sa sécurité et son avenir.

Le ton est donné dès les premiers échanges. Alors que la communauté internationale s’attendait à une demande classique d’aide humanitaire, le Premier ministre a tenu à recadrer la perspective avec clarté et dignité. Par la voix de son représentant, il a martelé :

« Le peuple haïtien ne demande pas de charité, mais la solidarité et les moyens de reconstruire son avenir. »

Une déclaration forte qui résume l’état d’esprit du gouvernement : Haïti ne réclame ni compassion passagère ni assistance de circonstance, mais un véritable partenariat fondé sur le respect, la responsabilité et l’efficacité.

Pour Alix Didier Fils-Aimé, le préalable absolu à toute reprise politique, économique et institutionnelle reste le rétablissement de l’ordre public. Devant les représentants des plus grandes puissances mondiales, il a posé une équation limpide :« Sans sécurité, il ne peut y avoir ni démocratie ni développement. »Le Premier ministre a réaffirmé que son gouvernement œuvre sans relâche pour reprendre le contrôle du territoire national, tout en rappelant que des élections crédibles ne peuvent se tenir dans un climat d’insécurité généralisée. Il a salué les premiers résultats obtenus par les forces de l’ordre et a appelé la population à une mobilisation nationale :« Les citoyens doivent coopérer pleinement avec les forces de l’ordre afin de faciliter leurs interventions dans les zones à risques. »Cette coopération citoyenne constitue, selon lui, un levier essentiel pour traquer les groupes armés et rétablir durablement l’autorité de l’État.Sur le plan international, le chef du gouvernement a haussé le ton. Il a dénoncé les promesses non tenues, les lenteurs administratives et l’inefficacité de certaines réponses internationales face à l’urgence haïtienne. Son message fut direct :« Haïti n’a pas besoin de promesses, mais d’actions. »Il a insisté sur la nécessité d’un soutien rapide, concret et coordonné, notamment en matière de sécurité, afin de permettre au pays de sortir durablement de la crise.En marge de son intervention, le Premier ministre a également pris position sur les priorités budgétaires de l’État. Il a estimé que dans un contexte de crise profonde, les ressources publiques doivent être orientées avant tout vers la sécurité, la protection des populations vulnérables et le redressement social.« Ces fonds devraient plutôt être orientés vers l’aide aux populations déplacées et aux victimes de l’insécurité. »Pour lui, l’urgence nationale impose des choix responsables, centrés sur la stabilisation du pays et le soulagement concret des souffrances de la population.Malgré la gravité des constats, le discours d’Alix Didier Fils-Aimé s’est achevé sur une note de foi et de résilience. Regard tourné vers l’assemblée, il a lancé :« Haïti résiste, Haïti se relève, Haïti vivra. »Une déclaration qui sonne comme une profession de foi et un engagement politique. La mission est claire : rétablir l’ordre sur toute l’étendue du territoire, restaurer la confiance et ramener Haïti vers l’ordre constitutionnel.

Le chemin est long, les défis sont immenses, mais à la tribune des Nations Unies, le Premier ministre a affirmé avec force la volonté d’un État qui refuse de plier. Plus qu’un discours, ce fut le signal d’un chef de gouvernement déterminé à conduire son peuple vers la lumière, à restaurer la souveraineté nationale et à ramener Haïti sur le chemin de la stabilité, quoi qu’il en coûte.

Desk Report

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